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Le joli mois de Mai
Dans le jardin
Gilles Barbier
Gilles Barbier, La révolution à l'envers 2007
Pierre Soulages
Pierre Soulages Peinture, 30.11.1988 Huile sur toile, 165 x 411 cm ( cette oeuvre n'est plus présentée actuellement au musée ) " Le noir, c'est un moyen de faire apparaître la lumière. "
Felice Varini
Juste en entrant dans le grand hall, espace qui relie les collections permanentes et les expositions temporaires, on peut voir d'étranges lignes rouges qui serpentent le long des murs, colonnes et plafond ...
C'est l'oeuvre de Felice Varini, Trois cercles désaxés 2005 Illusion d'optique, pour voir les cercles parfaits, un seul point de vue possible et une seule hauteur de regard. Le ton est donné : au MACVAL le visiteur ne doit pas se contenter de voir, il lui faut aussi se positionner en tant que regardeur. ( en ce qui me concerne, il me manque (à peine) quelques centimétres )
Ange Leccia
Ange Leccia, Sans Titre, 1985 Téléviseur, parpaings de ciment.
Daniel Buren
D. Buren Cabane éclatée, polychrome aux miroirs
Photo> 6 avril2008 : Une petite fille y joue à cache-cache avec son papa ... ( aller aussi à Nantes pour voir mes photos des Anneaux de Buren )
La plus belle des oeuvres
Dés ma première visite au MACVAL, j'ai été séduite par la plus belle des oeuvres qu'il y ait à voir : Le musée ! Imaginé et construit par l'architecte Jacques Ripault, ce bâtiment dégage une ambiance particulière : Espace. Lumière. Calme. J'en entends qui ricanent : " Vide ! " Et c'est vrai que certaines salles peuvent parfois donner cette impression. Mais que le vide est bon lorsqu'il est aussi plein ! Parfaitement intégré au coeur de la cité, ouvert sur elle, et sur le monde par les oeuvres et les univers qui y sont présentés, il est trés plaisant d'y déambuler. Laissez-vous surprendre à bien le regarder. Couloirs, larges espaces et petits recoins, colonnes et murs blancs, parquet sombre. Levez la tête ! Lumière, lumière LUMIERE ! Une vraie réussite pour le créateur de ce bâtiment qui a su éviter les pièges du trop contemporain : au MACVAL, on se sent à l'aise.
" La lumière est le matériau premier, elle découpe les volumes, s'insère entre deux plans, se réfléchit entre deux parois et marque des contrastes qui accompagnent le parcours. (...) Nous avons recherché la sobriété, le trait, le calme, la lumière, des espaces aériens pour les oeuvres, les artistes et les visiteurs. " Jacques Ripault, dans Parcours#1 2005/2006. Collection du MAC/VAL
Franck Scurti
Les Reflets ( tabac, loto, métro, presse ) 2003 " Prendre quelque chose de tout fait, c'est d'une certaine façon accepter le monde tel qu'il est. Le rôle d'un artiste pour moi, c'est plutôt de transformer le monde, sans acte démiurgique et sans jouer au virtuose. " F. Scurti. Lyon, 1965. vit et travaille à Paris.
Mark Wallinger: " State Britain "
Mark Wallinger présente ici une fidéle reconstitution du campement de l'activiste pacifiste Brian Haw, qui avec ses collages, pancartes, dessins, photos, nounours et poupées mis en scène et étalés sous des Bandiere di Pace a manifesté pendant cinq ans contre la politique Va-t'en guerriste de Tony Blair en Irak. Il faut s'imaginer ce foutoir bien implanté en face du palais de Westminster : ça fait désordre. C'est violent. Pas trop classe pour le tourisme. Le 23 Mai 2006, on l'a prié, manu-militari et de par la loi, d'aller se faire voir ailleurs. Un peu plus loin. Là où on ne le voyait plus justement. "En présentant au public une reconstitution du campement de Brian Haw, State Britain (exposée du 15 janvier au 27 Août 2007 à la Tate Britain de Londres, et maintenant au MACVAL jusqu'au 22 Juin 2008) ne se borne pas à évoquer un épisode de l'histoire. Ce n'est pas non plus un acte militant en soi. C'est une oeuvre qui soulève la question du droit de contester, mais aussi celle des limites de l'art et de sa nature même dans le contexte institutionnel." Clarrie Wallis, conservatrice en charge de l'art contemporain britannique à la Tate.
Ce que j'en pense : il faut savoir ce que tout ça représente pour pouvoir l'aborder (d'où l'utilité de lire les explications ! ) Dommage que cette oeuvre n'ait pas été installée en longueur ( comme l'originale de Brian Haw qu'on voit sur la notice ) Et puis je n'aurai pas aimé être à la place de ces jeunes mamans qui devaient expliquer à leurs enfants ce qu'ils voyaient ( l'horreur ) certaines s'en sortaient bien ( d'autres moins, ne comprenant pas elles-même ce qu'elles voyaient ! ) Mark Wallinger a redonné une visibilité à une forme d'expression que l'Etat voulait faire disparaitre. C'est en Angleterre. Mais chez nous, c'est pas mieux, ça fait réfléchir. On peut le remercier de nous (re)donner ce souci de rester vigilant face aux désirs et aux actions du pouvoir en place. Où qu'il soit.
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